Éducation

De Mai 2017 à Janvier 2018

Dans le domaine de l’éducation, plusieurs engagements de campagne d’Emmanuel Macron ont d’ores et déjà été mis en œuvre à savoir à l’amélioration de l’apprentissage des fondamentaux et au développement de l’autonomie des établissements scolaires.

Par ailleurs, Jean-Michel Blanquer (ministre de l’Éducation nationale) a initié une réflexion dédiée à la réforme du Baccalauréat et Frédérique Vidal engagé (ministre de l’Enseignement supérieur) la réforme de l’accès à l’université.

Cependant de fortes interrogations demeurent quant aux universités pour lesquelles peu de mesures ont pour l’instant confirmé les promesses du candidat Macron qui souhaitait rendre plus libres, diversifier leurs sources de financement et clarifier leurs débouchés pour les étudiants.

 


Légende

Promesse tenue
Promesse confirmée et en chantier
Promesse sans action communiquée à date
Promesse non tenue

Donner la priorité à l’apprentissage des fondamentaux « lire, écrire, compter »
dans le pré-scolaire, en maternelle et au primaire

Diviser par deux les effectifs des classes de CP et de CE1 en REP et REP+
Lutter contre la déperdition des savoirs scolaires en proposant des stages de remise à niveau en fin d’été entre le CP et le CM2
Les autres mesures sont disponibles ici

La rentrée scolaire 2017 s’est traduite par le dédoublement de 2500 classes de CP dans les établissements classés en réseaux REP+. Cette mesure sera étendue aux classes de CP des établissements classés en zones REP et initiée pour les classes de CE1 des établissements REP et REP+ dès la rentrée 2018.
Pour lutter contre la déperdition des savoirs, Jean-Michel Blanquer a également annoncé la création de stages de remise à niveau durant les vacances scolaires.

 

Renforcer et encourager l’autonomie des établissements pour favoriser l’adaptation aux besoins de leurs élèves et aux situations locales et stimuler l’innovation

Rendre possible le rétablissement des parcours bi-langues et un véritable enseignement du grec et du latin au collège
Laisser le choix aux collectivités de conserver ou non les rythmes scolaires
Revoir la forme du baccalauréat afin de rendre possible de nouvelles formes d’organisation du temps scolaire et de nouveaux parcours
Les autres mesures sont disponibles ici

Depuis septembre 2017, les collèges ont de nouveau la possibilité de proposer des classes bi-langues, des sections européennes et des cours optionnels de grec et de latin.
Le décret du 28 juin 2017 offre par ailleurs la possibilité aux collectivités de conserver ou non les rythmes scolaires hebdomadaires fixés sous le précédent quinquennat, conformément à l’engagement pris.
Enfin, si la révision de la forme du baccalauréat demeure encore à l’état d’ébauche, la remise du rapport de la Mission Mathiot au Gouvernement devrait permettre de progresser dans la mise en œuvre de cet engagement au cours des prochains mois.

 

Permettre à chacun de s’insérer sur le marché de l’emploi à l’issue de ses études supérieures

Définir des prérequis dans chaque formation universitaire
Instaurer la transparence sur les résultats et les débouchés des universités

Adopté en première lecture par l’Assemblée nationale le 19 décembre 2017, le projet de loi Orientation et Réussite des Étudiants réforme l’accès à l’université, vise à supprimer le tirage au sort et à réduire le taux d’échec en première année. À terme, l’inscription dans une formation en licence générale pourra être subordonnée au respect de prérequis spécifiques par les étudiants. En revanche, la transparence sur les résultats et les débouchés des universités reste à concrétiser.

 

Libérer l’énergie des universités

Donner aux universités la possibilité de déployer librement leur offre de formation, à condition d’offrir une palette suffisamment large de filières et d’orientations
Les autres mesures sont disponibles ici

Mise en avant durant la présidentielle, la promesse de libération de l’énergie des universités est articulée autour de différents Toutefois, des mesures de déploiement sont attendues.

 

Diversifier les sources de financement des universités

Sanctuariser le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche
Permettre aux universités et aux grandes écoles de diversifier leurs sources de financement
Les autres mesures sont disponibles ici

Si la sanctuarisation du budget de l’enseignement supérieur a été engagée avec une hausse de 700 millions en 2018, le respect de cet engagement est à relativiser.
Afin d’assurer le respect du non-dépassement des 3% de déficit public en 2017, ce budget a ainsi été amputé de 330 millions d’euros durant l’été, dans le cadre de la présentation d’un plan d’économies global d’un montant de 4,5 milliards d’euros.
Par ailleurs, les promesses faites en termes de diversification des sources de financement des universités et grandes écoles n’ont pas encore été mises en œuvre.

 

 

 

Cet Argo Éclairage a été écrit par Clément Royer (clement.royer@edhec.com)

Publié le 13/02/2018